Pour la troisième fois, la Fondation IvAlive a participé au Livre sur les Quais, un rendez-vous majeur de la littérature en Suisse romande, organisé chaque année à Morges. L’édition précédente avait attiré près de 40 000 visiteurs en trois jours.

À l’occasion du festival, la Fondation IvAlive a présenté des ouvrages de maisons d’édition ukrainiennes dans une grande diversité de genres, ainsi que des livres d’auteurs ukrainiens et des ouvrages consacrés à l’Ukraine, traduits en anglais et en français. Chaque année, des centaines d’Ukrainiens se rendent sur le stand de la Fondation à la recherche de livres dans leur langue maternelle. Le stand attire également de nombreux visiteurs internationaux désireux de découvrir la culture ukrainienne.

Cette année, IvAlive a également présenté une installation unique composée de livres brûlés lors d’une attaque russe. Ces ouvrages ont été mis à disposition de la Fondation dans le cadre de son projet par Ranok, l’une des plus grandes maisons d’édition d’Ukraine.

Le 1er août 2026, une attaque russe menée à Kharkiv a détruit un entrepôt appartenant à la maison d’édition Ranok et à la librairie KnygoLand, qui font partie du même groupe éditorial. L’attaque a provoqué un incendie qui n’a pu être maîtrisé qu’au bout d’une semaine. Durant cette période, 8 millions de livres ont brûlé sur ce seul site, d’une superficie de près de 10 000 mètres carrés. Parmi eux, plus de 600 000 manuels scolaires étaient prêts à être expédiés dans les écoles ukrainiennes.

Au total, rien que durant l’été 2026, 21 attaques russes visant le secteur de l’édition ukrainien et les infrastructures de stockage de livres ont été recensées, entraînant la destruction de plus de 10 millions d’ouvrages.

La Fondation IvAlive a profité de sa participation à cet événement international pour rappeler une nouvelle fois au monde que la Russie ne s’en prend pas seulement aux infrastructures, aux civils et aux habitations, mais aussi à la culture ukrainienne.

« Cette installation n’a laissé indifférents ni les Ukrainiens ni les visiteurs internationaux. Elle attirait les regards : les gens s’arrêtaient pour l’observer. Elle a particulièrement touché les visiteurs étrangers, car, pour eux, ces livres calcinés constituent un véritable témoignage matériel de la guerre. Pour nous, c’était l’occasion de montrer à la communauté internationale les crimes commis par la Russie et d’expliquer leurs conséquences pour les Ukrainiens. Les visiteurs suisses ont été profondément choqués par le nombre de livres détruits et de maisons d’édition touchées. Ils regardaient les livres pour enfants brûlés avec une profonde tristesse et exprimaient leur soutien à notre pays », explique Ivanna Onufriichuk, fondatrice d’IvAlive.

Les livres peuvent être détruits, mais la culture ukrainienne ne peut pas l’être.

Tel était le message porté par l’installation de la Fondation IvAlive en Suisse. La Fondation appelle les Ukrainiens, en Ukraine comme à l’étranger, à soutenir les éditeurs ukrainiens, à acheter des livres ukrainiens et à contribuer à faire connaître les conséquences des attaques russes contre l’Ukraine.

« Pour le secteur de l’édition ukrainien, cet été aura été l’une des périodes les plus difficiles depuis le début de l’invasion russe à grande échelle. Les attaques visant les maisons d’édition et les infrastructures de stockage de livres, ainsi que l’ampleur des destructions, témoignent d’une campagne systématique. C’est pourquoi chacune de ces expositions à l’étranger est importante : elle transforme des statistiques en une image forte, qui reste dans les mémoires et incite à agir. Nous remercions le public suisse pour son intérêt et appelons la communauté internationale à soutenir les éditeurs ukrainiens, car les livres permettent à la culture ukrainienne de continuer à vivre malgré les attaques », déclare Viktor Kruglov, directeur général de la maison d’édition Ranok et l’un des principaux experts du secteur de l’édition en Ukraine.

 

18 septembre, 2026